La nouvelle organisation des zones non prioritaires pour l’implantation de cabinets dentaires, mise en place par les agences régionales de santé (ARS), introduit des changements significatifs pour les dentistes, qu’ils soient collaborateurs ou propriétaires de groupes. Ce zonage, visant à combler les déserts médicaux, propose des aides financières aux praticiens s’installant dans des zones sous-dotées, tout en limitant le soutien pour ceux exerçant dans des zones bien pourvues. Cet article propose une analyse pédagogique des impacts pour les différents acteurs et pose des questions clés pour comprendre l’effet de ces mesures à long terme.
Quelles sont les conséquences pour les dentistes collaborateurs en zones non prioritaires ?
L’installation de nouveaux dentistes ou l’intégration de nouveaux praticiens dans des cabinets déjà existants deviendra impossible, sauf s’il y a un rachat de la licence du dentiste qui quitterait la zone .
Les dentistes collaborateurs exerçant déjà dans des zones non prioritaires (telles que les certains arrondissements de Paris ou de Lyon, considérées comme suffisamment dotées en offre de soins) ne sont pas éligibles aux incitations financières réservées aux zones sous-dotées. Cela entraîne plusieurs effets.
Notamment une absence d’aides à l’installation et subventions d’équipement, ainsi qu’absence d’exonérations fiscales pour les praticiens en zones non prioritaires.
Cette situation pourrait amener certains jeunes dentistes à envisager des zones sous dotées, même si elles sont géographiquement moins attrayantes. Il devient donc crucial pour ces praticiens de bien évaluer leur lieu d’implantation, en tenant compte des coûts et du soutien potentiel.
Implications pour les propriétaires de cabinets de groupes en zones non prioritaires
Pour les propriétaires de cabinets de groupes en zones non prioritaires, cette classification a également des répercussions importantes :
Défis dans le recrutement de collaborateurs : Recruter de jeunes dentistes devient plus complexe en zones non prioritaires,. En effet, s’il n’ y a pas de licence vendue par un dentiste ayant déjà sa licence dans cette zone et voulant quitter cette zone, il sera impossible d’embaucher.
Importance de la fidélisation pour maintenir votre rentabilité : Il deviendra important de fidéliser vos praticiens afin de stabiliser l’équipe et de ne pas voir votre taux de remplissage fauteuil péricliter .
Cette politique de zonage, bien qu’orientée vers un rééquilibrage des soins dentaires sur le territoire, soulève des questions stratégiques pour les dentistes et propriétaires de cabinets en zones non prioritaires :
Verrons-nous un jour le risque d’une pénurie de dentistes en zones non prioritaires ?
Comment les cabinets déjà installés en zone non prioritaire pourraient conserver leur rentabilité dans ce contexte ?
Conclusion : Une stratégie essentielle pour une implantation durable
Le zonage mis en place par les ARS entraîne un impact profond sur les stratégies d’implantation des cabinets dentaires en France. Bien que cette politique vise à répondre aux besoins de santé publique dans les zones sous-dotées, les professionnels en zones non prioritaires doivent revoir leur stratégie pour compenser ces nouvelles contraintes. Ce choix de localisation peut influencer leur pérennité, leur attractivité auprès des jeunes praticiens et, à terme, la rentabilité et la valeur de leur structure.
En somme, le zonage pourrait transformer la dynamique géographique des soins dentaires en France. Pour les dentistes collaborateurs, associés minoritaires et propriétaires cette évolution appelle à une réflexion stratégique approfondie pour optimiser leur implantation et maintenir un modèle économique rentable.
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